Guerre en Iran : quel impact ?

Une situation géopolitique sous haute tension

Le marché de l’énergie est actuellement secoué par l’escalade du conflit en Iran. Le détroit d’Ormuz est un point de passage majeur où transite environ 20 % du pétrole mondial ainsi que 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié (GNL). Cette instabilité pèse lourdement sur les cours mondiaux et vont se répercuter directement sur nos factures en Suisse — peu importe si un accord est rapidement trouvé ou non. Les infrastructures pétrolières et gazières touchées par le conflit, qu’il s’agisse de terminaux GNL, de pipelines ou de plateformes de production, ne pourront pas être remises en état avant plusieurs années. Cette réalité maintiendra une tension structurelle sur les prix bien au-delà d’un éventuel cessez-le-feu actuelle.

L’impact immédiat sur les prix du mazout et du gaz

Depuis le début des opérations militaires fin février, le prix du baril a bondi, frôlant les 120 dollars avant de se stabiliser autour de 105 dollars. En Suisse, le mazout a déjà grimpé de près de 50 %, passant de 95 à 145 CHF les 100 litres, et se stabilisant à 120 CHF au moment d’écrire ces lignes. Le gaz suit une courbe similaire, bien que plus amortie par les contrats à long terme.

État des lieux des stocks : Gaz et Mazout

La situation des réserves impose une vigilance particulière pour les propriétaires :

  • Le Gaz : Les réserves suisses et européennes affichent actuellement des niveaux particulièrement bas, bien en dessous de la moyenne saisonnière habituelle. Le remplissage doit débuter en avril et il se fera dans un marché extrêmement tendu.
  • Le Mazout : La Suisse dispose de réserves obligatoires couvrant 4,5 mois de consommation. Si cela assure une sécurité, c’est insuffisant pour couvrir une période de chauffe complète (qui s’étend de septembre à mai). En cas de crise prolongée, ces stocks ne permettraient donc pas de tenir tout l’hiver. L’achat de nouveau stock, avec des prix en hausse, est donc inévitable. (Néanmoins, aucune pénurie ne devrait se faire sentir.)

État des réserves

Réserves de gaz Suisse, Source : Données en temps réel sur le Dashboard de la Confédération

Nos conseils : comment réagir face à la hausse ?

Anticiper est le maître-mot. Si vous chauffez encore au mazout, pré-remplir partiellement votre cuve maintenant peut sembler cher, mais cela vous protège d’une explosion potentiellement plus grave des prix cet automne. Parallèlement, optimiser sa consommation (isolation, réglages fins) devient une nécessité économique plutôt qu’un simple geste écologique.

Vers une indépendance énergétique durable

Le meilleur moyen de ne plus subir la volatilité des marchés pétroliers et gaziers reste la sortie des énergies fossiles. Il existe aujourd’hui des solutions performantes pour remplacer votre chaudière par des systèmes renouvelables (pompe à chaleur, géothermie, chauffage à distance).

Bon à savoir : Le programme national Chauffez Renouvelable offre des conseils incitatifs gratuits et sans engagement pour les propriétaires de villas. C’est l’occasion idéale de faire le point sur votre installation avec notre expert.